LES SUICIDES FRANÇAIS

 Quand on sait que le suicide en 2012, a causé la mort de  9715 personnes en France métropolitaine, soit près de 27 décès par jour, loin devant la mortalité routière qui s’est élevée à  3 426 victimes, j’ai été frappé de saisissement. Je n’imaginais pas de telles statistiques comme si,  la tragédie singulière du suicide ne pouvait pas susciter une globalité aussi effrayante, une mécanique de « suicides à la chaîne« .
27 suicides par jour… 27 désespoirs…

J’éprouve une passion trouble pour la compréhension et l’explication de ces moments fatals, à l’égard de ces personnes et psychologies qui, loin de théoriser sur la mort et la finitude mais souvent en pleine santé vitale, ont mis à exécution, en un trait de temps vertigineusement rapide ou après une mélancolie de longue haleine, le pire à leur encontre. Il est impossible de prétendre appréhender, dans leur bouleversante diversité, ces décisions de mourir mais il me semble cependant qu’à trop gros traits, on peut au moins distinguer les suicides de détresse professionnelle, sociale et économique et les suicides en quelque sorte métaphysique,  les suicides sombrement pragmatiques d’un côté et les suicides de défi ou de résistance face à une condition humaine absurde.

Les suicides qui adviennent comme une terrible solution et les suicides qui rompent le fil des questions. Ce sont les hommes qui recourent le plus à ce geste ultime, ils sont souvent concernés immédiatement par les aléas matériels d’une existence, le désastre d’une entreprise, l’inéluctable surgissement d’une configuration sans horizon, selon eux, et sans avenir. Le suicide, alors apparaît comme la seule solution – quitter les difficultés puisque celles-ci ne vous ont jamais quitté – après que toutes les autres ont été essayées en vain. Et qu’on en a assez.

Ce n’est pas pour rien, sur ce plan, que la Bretagne et le Nord Pas-de-Calais sont les « champions du suicide » , ces belles régions portant en leur sein de quoi décourager, parfois, les plus optimistes et les plus courageux sur le plan du travail et de la vie collective.« . Des suicides peu ou prou de la misère. Celle qu’on subit, celle qu’on craint.

Pourtant il existe des solutions accessibles à tous quelque soi le rang social, l’âge ou le lieu de résidence…..

Pour en savoir plus:  http://bit.ly/1N4mxHB

 

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